Onay Akbaş

Biographie

1963  Onay Akbaş naît dans la petite ville de Fatsa, au bord de la Mer Noire, en Anatolie. Son arrière-grand-père et son grand-père paternels ont été soldats dans le détroit des Dardanelles. En garnison dans le port d'Akbaş (le mot signifie Tête blanche), connue pour ses hôpitaux militaires dans tout l'Empire Ottoman, ils en ont adopté le nom. Onay est le cinquième enfant de Şükrü Akbaş, qui en aura sept. L'homme est religieux, intellectuel et républicain. La famille Akbaş possède des verges de noisetiers, qui sont les premiers terrains de jeux des enfants.

1973  Mort du chef de famille. L'histoire de la Turquie est alors très troublée. Fatsa est un lieu d'affrontements réguliers entre les nationalistes du pays et des groupes régionaux, sympathisants de gauche. Demeurée seule à l'âge de trente-trois ans, Hamiye, la mère de l'artiste, élève ses enfants. Ils l'assistent pour la récolte des noisettes. Tous feront ensuite des études supérieures, conformément à la volonté de leur père. Onay décroche le concours d'entrée au collège-lycée Abdurrahman Paşa à Kastamonu, ancienne cité princière richement construite en bois, à trois cents kilomètres d'Istanbul. L'enfant, lauréat d'une bourse, passe là six ans. Il est brillant en sciences et en dessin, discipline dans laquelle il devient l'élève privilégié de son professeur, Sait Civcioglu.

1978  Onay obtient le Deuxième Prix National de Dessin. Son frère aîné, Ibrahim, instituteur, meurt, victime d'un guet-apens politique, à l'âge de vingt-deux ans.

1979  Onay est renvoyé du lycée, en raison d'activités politiques. La situation du pays est alors plus agitée que jamais, à quelques mois d'un coup d'état. Tandis que les émeutes se multiplient, le jeune homme passe son baccalauréat à Fatsa et l'obtient. Souhaitant devenir cosmonaute, il se présente à l'Université d'astronomie et de technologie. Mais il est refusé.

1980  Il intègre l'Université Marmara d'Istanbul, pour étudier la peinture et devenir professeur de dessin et d'histoire de l'art. Il séjourne en prison, comme nombre d'étudiants, régulièrement raflés par la police. Atteint de tuberculose, il passe quatre mois en sanatorium.

1983  Diplômé de l'Université, il s'installe, avec une quinzaine d'autres jeunes artistes, dans le quartier de Maltepe, sur la rive asiatique d'Istanbul. Tous vivent, au début, de petits boulots de décor ou de graphisme. Les "Maltepe" sont à la capitale turque ce que les peintres de Montmartre ou de Montparnasse ont été à Paris. En Turquie, un tel phénomène est nouveau. Onay vit dans une petite boutique transformée en atelier. Un rideau, acheté avec une première toile vendue, dissimule le lit. Dans la vitrine, le jeune homme présente ses toiles, qu'il vend à très bon marché. Elles sont inspirées par la grande peinture classique étudiée à l'Université et font en particulier référence à Caravage, à Rembrandt. Il s'agit d'œuvres intimistes : des scènes de genre, des natures mortes et des représentations d'animaux. Onay participe pour la première fois à une exposition collective dans une institution officielle : le musée des beaux-arts d'Izmir.

1986  Il expose à la Dört Boyut Art Gallery à Istanbul.

1987  Service militaire : Onay enseigne le dessin au lycée militaire d'Izmir. Il expose au Festival de la Culture et du Tourisme de Bandırma (Turquie). Il y reçoit le Prix de Peinture.

1988  Départ pour l'Europe. Akbaş séjourne en Italie, aux alentours du lac de Côme, puis en Suisse, où il retrouve l'une de ses sœurs, avant de s'installer à Paris. Nourri de littérature française durant ses études, il se précipite à Notre-Dame de Paris, en hommage à l'écrivain Victor Hugo, et à Auvers-sur-Oise, en hommage au peintre Van Gogh. Sur sa tombe, il dépose un pinceau. Onay vit d'abord dans la cave d'une épicerie turque, à Paris, puis dans un petit appartement, en banlieue, à Clichy. Il s'inscrit à l'Université d'arts plastiques de Paris VIII Saint-Denis, prend des cours de français, et rencontre l'amour, en la personne d'une jeune parisienne, d'origine turque, Emmanuelle Büyükkurnaz. Akbaş peint sur des cartons et des panneaux de bois, ou de métal, récupérés ici ou là, avec les pinceaux et les couleurs qu'il a apportés de Turquie. Son style devient plus expressionniste. Il rencontre l'écrivain chilien Rafael Arenas, réfugié politique en France. Les deux hommes deviendront de grands amis. Mauricio Arenas, fils de l'écrivain, composera en 1991 Contrasto : une sonate pour violon et piano "d'après une peinture d'Onay Akbaş". L'autre fils, Pablo, cinéaste, réalisera deux films documentaires sur l'artiste.

1989  Rue de Montreuil à Paris, Akbaş montre ses peintures au directeur de la galerie Serio, qui présente du mobilier contemporain et des toiles de jeunes artistes inconnus. La galerie lui propose une première exposition personnelle, de très grands formats, sur le thème du bicentenaire de la Révolution Française. L'exposition est un succès. L'artiste gagne suffisamment d'argent pour vivre une année entière. Le public parisien est alors très enthousiaste et amateur de peinture dynamique, énergique, nouvelle.

1990  Deuxième exposition personnelle, au Centre Culturel Gérard Philippe de Noisy-le-Sec, en banlieue parisienne. Nouveau succès. La Mairie achète un Grand format, L'Orchestre des Apôtres, et un catalogue est publié. La galerie Antoine Candau, installée dans le quartier de la Bastille, repère l'artiste. Elle le présente lors d'un concours organisé, autour du vin du Beaujolais, par le commissaire-priseur Pierre Cornette de Saint-Cyr et son ami, un animateur de télévision très populaire et collectionneur d'art contemporain, Stéphane Collaro. Akbaş remporte le Prix. Il expose à la Galerie Vive l'Art à Lille, avec Combas, Di Rosa, et d'autres jeunes peintres déjà célèbres, membres du groupe Figuration Libre. Il participe aussi à l'exposition Peintres Turcs de Paris, à Paris (Espace AGF), et à une exposition collective au Centre d'art contemporain de Caddebostan, à Istanbul. À cette occasion, il rencontre le poète Sunay Akın. Les deux hommes deviendront de grands amis.

1991  Avec Emmanuelle, qu'il vient d'épouser, Akbaş s'installe à Paris dans le quartier de Ménilmontant, où il rejoint le groupe Le Chaînon Manquant, avec les peintres Gauthier, Doublier, et l'Argentin Aznar, qui devient un grand ami. Ils organisent des expositions dans des lieux alternatifs, et créent leur propre galerie. Ils y présentent leurs travaux, ainsi que ceux d'artistes singuliers, comme Éliane Larus, Michel Macréau ou Mario Murua. Akbaş se plonge dans l'étude des arts anciens du Monde, de Mésopotamie, d'Océanie et d'Amérique précolombienne en particulier. Il se passionne également pour les graffitis et pour les jeunes artistes qui s'en inspirent, comme l'Américain Basquiat. La peinture d'Akbaş évolue, se simplifie et ignore désormais la perspective classique. Les formes, très colorées, se déploient en deux dimensions. Il commence la série des Épouvantails. À Istanbul, la galerie Alkent Art publie un catalogue consacré aux œuvres d'Akbaş. Exposition personnelle au Centre Culturel Anatolie, à Paris. Et participation à l'exposition Sept Peintres Turcs, à Nancy (France).

1992  Début de la série consacrée au Monde Théâtre. Désormais l'artiste, qui vient d'adopter la nationalité française, va procéder par cycles. Un thème s'impose, toujours lié au monde perçu comme une représentation, à la vie montrée comme une manipulation. Et ce thème est ensuite décliné pendant quelques années, jusqu'à ce qu'un nouveau sujet surgisse. La manière d'Akbaş demeure très colorée. Les formes représentées, simples et géométriques, sont animées de motifs lumineux. Les êtres mis en scène sont poétiques et ludiques, les situations, ironiques. Le panda, allégorie de l'innocence en voie de disparition, devient un animal fétiche. Son regard rond inspirera désormais celui des personnages représentés. Expositions personnelles à la Galerie Serio (Paris) et à la Galerie Le Soleil Bleu (Versailles). Exposition au Salon d'Automne (Paris), à la galerie Vive l'Art (Lille), et dans le cadre de l'événement Peintures Turcs (Paris).

1993  Nouvelle installation en banlieue parisienne, à Gennevilliers, au moment de la naissance du premier enfant de l'artiste, une fille, Daphnée. Deux expositions personnelles se déroulent à Istanbul, au Kadiköy Culturel Center, et à l'Alkent Actuel Art Gallery qui à cette occasion publie un catalogue (textes signés Rafael Arenas, J.C. Aznar, Nedim Gürsel et Guy Noël). Nombreuses expositions collectives.

1994  Nouvel emménagement à Paris, près du métro Voltaire. Exposition personnelle à Zürich (Galerie Schneider). Participe à l'événement Le Génie de la Bastille (Paris) et à l'International Contemporary Art Fair (Genève). Entame une correspondance avec le critique d'art Kaya Özsezgin. Ces échanges se transformeront, au fil des années, en amitié.

1995  Début de la série Les Faux Prophètes. Exposition personnelle à Istanbul avec parution d'un catalogue (Alkent Actuel Art Gallery). Rencontre avec la critique d'art Françoise Monnin, qui devient une amie. Elle évoque le travail d'Akbaş dans différents articles et textes, notamment dans l'ouvrage L'Art Brut (éditions Scala, 1997).

1996  Début des séries consacrées au Jeu, au Théâtre puis au Cinéma. Expositions personnelles en France, à Metz (Galerie Le Soleil Bleu) et à Aubergenville (rétrospective Dix ans de peinture) ; à Istanbul, Alkent Actuel Art Gallery.

1997  Exposition personnelle galerie Artfakt (Allemagne). La galerie Alkent publie un nouveau catalogue (texte par Frédéric Amblard).

1998  Expositions personnelles au Touquet (France), Galerie Fardel, et à Istanbul (Alkent Art Gallery). Invité d'honneur à la 15e Biennale de Langres (France). Cette dernière publie un catalogue (texte : Françoise Monnin).

1999  Nouvel emménagement, toujours à Paris, près du métro Parmentier. C'est là que naît son second enfant, un fils, Théo. Akbaş organise l'exposition Huit Artistes Turcs à Paris (Espace des Blancs Manteaux). Le directeur de la galerie Artist, Dağhan Özil, entame une collaboration de grande ampleur avec l'artiste. Un premier catalogue est publié et les œuvres d'Akbaş figurent aux cimaises de cette galerie et de sa filiale à Berlin, aux côtés de pièces d'artistes mondialement célèbres, comme Ilya Kabakov, Jan Fabre ou Richard Serra. Une œuvre d'Akbaş figurera même en couverture du magazine Artist en 2007.

2000  Début de la série L'Instant et la Mémoire. Composées de manière diptyque, les œuvres combinent deux versions d'une même scène, l'une, multicolore (l'instant) et l'autre, monochrome (la mémoire). L'artiste achète un atelier à Paris et un à Istanbul. Deux monographies paraissent : l'une, écrite par Kaya Özsezgin et Françoise Monnin (Alkent Actual Art éditions) et l'autre, par Dominique de La Tour (Artist éditions).

2001  Le ministère de la culture français octroie à Akbaş un atelier parisien, situé dans le XIIIe arrondissement. Expositions personnelles à la Galerie Regard Sud à Lyon, à la Halkbank Art Gallery (Ankara) et à la Bebek Art Gallery (Istanbul). L'Artist Gallery publie une monographie (texte : Dominique de La Tour).

2007  Début de la série Les Inachevés.

2009  Akbaş organise un itinéraire Van Gogh dans toute la France. À l'issue de ce voyage, auquel onze peintres et vingt-cinq intellectuels turcs participent, sont réalisés une exposition à Istanbul (Centre MKM) et un livre. Expositions personnelles à Ankara (Artist Gallery) et à Lyon (Galerie Regard Sud), dans le cadre de la Saison de la Turquie en France.

2010  Exposition personnelle à Paris, dans le cadre de la Saison de la Turquie en France. À cette occasion, parution de la monographie Onay Akbaş, vingt-cinq ans de peinture (texte Françoise Monnin).

À ce jour, l'artiste a participé à environ deux cents expositions et plusieurs centaines d'articles sont parus à son propos, dans différentes revues spécialisées — Adam Sanat, Arkitekt, Artension, Artist, Arts Actualités Magazine, Connaissance des Arts, L'Œil, Milliyet Sanat, Muséart, etc. — ainsi que dans les quotidiens Cumhuriyet, Hürriyet, Milliyet, Le Figaro, Libération, Ouest-France, et d'autres. Des documentaires télévisés ont été diffusés sur ATV, Canal 8, Kanal D, CNN, France 3, TRT, etc.

Expositions solo (sélection)

  • 1989 Gallery Serio — Paris
  • 1990 Centre Culturel Anatolie — Paris
  • 1991 Centre Culturel Gérard Philippe — Noisy-le-Sec
  • 1991 Gallery Le Chaînon Manquant — Paris
  • 1992 Gallery Le Soleil Bleu — Versailles
  • 1992 Gallery Serio — Paris
  • 1993 Gallery Alkent Actuel Art — Istanbul
  • 1993 Centre Culturel de Kadıköy — Istanbul
  • 1994 Gallery d'Art Schneider — Winterthur, Zurich
  • 1995 Gallery Alkent Actuel Art — Istanbul
  • 1996 "10 ans de peinture" — Aubergenville
  • 1996 Gallery Le Soleil Bleu — Versailles
  • 1996 MAC 2000 — Paris
  • 1996 Gallery Alkent Actuel Art — Istanbul
  • 1997 MAC 2000 — Paris
  • 1997 Gallery Artfakt — Mülheim, Germany
  • 1998 MAC 2000 — Paris
  • 1998 Gallery Alkent Actuel Art — Istanbul
  • 1998 Gallery Fardel — Le Touquet
  • 1999 MAC 2000 — Paris
  • 2000 Foire Internationale d'Istanbul — avec la Galerie Artist
  • 2000 MAC 2000 — Paris
  • 2000 Gallery Alkent Actuel Art — Istanbul
  • 2001 Gallery Regard Sud — Lyon
  • 2001 MAC 2000 — Paris
  • 2001 Bebek Art Gallery — Istanbul
  • 2001 Halkbank Art Gallery — Ankara
  • 2002 MAC 2000 — Paris
  • 2003 Gallery Artist — Istanbul
  • 2003 Espace d'Art Contemporain L'Autre — Paris
  • 2003 MANIF — Seoul, Korea
  • 2004 Start — Strasbourg
  • 2004 Art Zurich — Zurich
  • 2004 MAC 2000 — Paris
  • 2004 Foire Internationale d'Istanbul
  • 2005 Start — Strasbourg
  • 2005 PulsArt — Le Mans
  • 2005 ArtNîmes — Nîmes
  • 2005 Festival Transméditerranéen — Grasse
  • 2005 Foire Internationale d'Istanbul
  • 2006 Gallery Çağla Cabaoğlu — Istanbul
  • 2007 Nurol Art Gallery — Ankara
  • 2007 Gallery Appia — Grenoble
  • 2008 Gallery Artist — Berlin
  • 2008 Gallery Alkent Actuel Art — Istanbul
  • 2009 Gallery Artist Ankara — "Mes inachevés"
  • 2009 Gallery Regard Sud Lyon — "Mes inachevés"
  • 2010 Gallery Crous Beaux-Arts Paris — "Mes inachevés"
  • 2012 Gallery Wingrow — "One Act · Play" — Taipei, Taiwan
  • 2013 Gallery Artist — "Meine Unvollendeten" — Berlin
  • 2014 Gallery Artist — "Dalga · Wave" — Ankara / Istanbul
  • 2015 "Ben, Öteki – Moi, l'Autre" — İzmir, Artiz Gallery

Expositions de groupe (sélection)

  • 1985 Gallery Dört Boyut — Istanbul
  • 1985 Musée des Beaux-Arts — Izmir
  • 1986 Gallery Dört Boyut — Istanbul
  • 1987 Festival de Tourisme et de la Culture — Bandırma
  • 1990 Peintres Turcs — AGF, Paris
  • 1991 Sept Peintres Turcs — Metz, Nancy
  • 1991 Gallery Vive l'Art — Lille
  • 1992 Peintres Turcs — Les Halles, Paris
  • 1992 Salon d'Automne — Paris
  • 1993 Kaléidoscope des Libertés — Lille
  • 1993 Gallery Pierre-Marie Vitoux — Paris
  • 1993 Gallery Chabin — Paris
  • 1993 Gallery Babacar — Paris
  • 1993 Treizième Art — Paris
  • 1993 Gallery Le Soleil Bleu — Versailles
  • 1994 Le Génie de la Bastille — Paris
  • 1996 Salon des Artistes au Jardin du Louvre — Paris
  • 1997 Gallery Lisette Alibert — Paris
  • 1997 Istanbul Art Fair
  • 1997–00 Galerie Alkent Actuel Art — Istanbul
  • 1998 30e Biennale de Langres (guest of honour)
  • 1998 Gallery Artist — Istanbul
  • 1999 Gallery Artist — Istanbul
  • 2000 Art Contemporain Turc — Espace Pierre Cardin, Paris
  • 2002 Gallery Drimart — Istanbul
  • 2004 MAIF — Niort
  • 2005 Start — Strasbourg
  • 2006 24e Salon de Villevêque (invited artist)
  • 2009 Hommage à Van Gogh — Centre d'Art Contemporain de Beşiktaş, Istanbul
  • 2010 Cité des Arts Paris — "10 Artistes Contemporains Turcs · Frontières Liquides"
  • 2011 Ankara Group Art Gallery
  • 2011 13 Egeart — Izmir
  • 2013 Gallery Wingrow — Taipei, Taiwan
  • 2013 "100 Faces of Turkish Painting" — Izmir
  • 2013 "90 Artist · 90th Year" — Berlin
  • 2015 "Dünyanın Renkleri" — İstanbul, Çağdaş Sanatlar Merkezi
  • 2015 "Karşılaşmalar" — İstanbul, İmoga Sanat Galerisi

Prix (sélection)

  • 1987 Bandırma Festival of Culture and Tourism Prize
  • 1990 Paris Beaujolais Art Awards — First Prize
  • 2014 Türkiye Gazeteciler Cemiyeti — Sedat Simavi Ödülleri, Görsel Sanatlar

Collections

Akbaş a obtenu de nombreux prix dans la création artistique. Plusieurs de ses œuvres sont aujourd'hui dispersées dans les collections privées, publiques et musées du monde entier.